Dans le monde financier, on en est là : suite aux différents tours de table organisés pour collecter des fonds, la capitalisation d'OpenAI s'élève à 852 milliards de dollars. Ils espèrent dépasser les 1 000 milliards suite à leur entrée en bourse. 1 000 milliards, c'est un million de millions. Largement de quoi faire perdre son vocabulaire au capitaine Hadock, mille million de mille sabords ! Antropic, le concurent d'OpenAi, en est au même point.
J'ai épluché mon historique de navigation sur les 2 ou 3 semaines passées pour fournir une liste d'articles qui donnent peut-être une meilleure idée de là où en est dans la vraie vie (j'ai fouillé plus loin pour retrouver les articles en lien avec les réacteurs nucléaires ou le charbon, ces actualités sont parfois vielle d'un an et demi).
Ma volonté n'est pas de dire que ces intelligences artificielles générateurs de contenus artificiels ne servent absolument à rien, il y aura forcément des domaines d'utilisation pertinents comme la surveillance de masse, la génération de propagande de masse ou la génération de faux documents en masse (oui je suis taquin mais quand ça fait 3 ans qu'on bouffe de la propagande destinée à vendre un produit de merde, y'a un moment où ça énerve).
Il faut bien garder en tête qu'en plus de l'utilisation discutable de l'outil, celui-ci est pour l'instant offert au client ou facturé à un prix dérisoir (principe du dealer qui offre les premières doses pour rendre ses clients accros). Il y a bien un moment où les investisseurs vont vouloir récupérer leurs 1000 milliards, et là, ça va vraiment faire mal. Quand on ajoute les consommations massives de ressources et la nullité globale du produit relativement aux performances incroyables que les lobbyistes ont vanté pendant 3 ans, la balance penche difficilement vers une rentabilité de ces intelligences artificielles générateurs de contenus artificiels :
- Une entreprise a dépensé accidentellement 500 millions $ en un mois pour l'IA Claude après avoir omis les limites d'utilisation, soulignant la nécessité d'un contrôle des dépenses dans l'adoption de l'IA
- La pénurie de RAM n’épargne personne : la bulle de l’IA accapare désormais la mémoire après avoir provoqué la hausse de la consommation d’eau et d’énergie des centres de données malgré l’absence de profits
- Chez Starbucks, l’IA chargée des stocks s’est noyée dans les bouteilles de lait
- Uber commence à trouver l’addition de l’IA un peu salée
- Uber a épuisé en seulement quatre mois l'intégralité de son budget 2026 consacré à l'IA. Son directeur des opérations se demande désormais si cela en vaut la peine, il n'arrive pas à mesurer les gains réels
- L'énorme centre de données IA de Microsoft au Kenya nécessiterait de "mettre la moitié du pays hors tension" pour répondre à ses besoins en énergie, le projet d'un milliard de dollars est au point mort après des désaccords sur la capacité
- McDonald met fin aux tests d'utilisation de l'IA pour l'enregistrement des commandes passées au drive
- L'IA coûte trop cher et n'est rentable pour personne : seuls Nvidia, les fabricants de matériel et le BTP en tirent profit, portés par la frénésie des centres de données, selon l'analyste Ed Zitron
- Zig interdit les contributions de code généré par l'IA, car elles sont « systématiquement de mauvaise qualité ». Le projet affirme qu'il veut préserver le temps précieux des réviseurs humains
- Les grands modèles de langage continuent de croire à des affirmations fausses même après avoir été explicitement avertis de leur inexactitude, d’après une étude susceptible d’expliquer les hallucinations
- Pour la première fois, la fraude à l'identité générée par l'IA a dépassé la falsification de documents physiques, ce qui marque un tournant majeur dans la manière dont la fraude est perpétrée
- L'Europe est invitée à freiner l'essor de ses centres de données IA avant que l'eau et l'électricité ne viennent à manquer, mais les fournisseurs de cloud s'opposent à l'adoption de réglementations
- USA : les chantiers de datacenters butent sur un double mur énergétique
- Oracle conçoit un centre de données qui serait alimenté par trois petits réacteurs nucléaires modulaires afin de répondre aux besoins de l'IA mais cette technologie n'a pas encore fait ses preuves
- Google signe un accord pour la construction de 7 petits réacteurs nucléaires qui fourniront 500 MW d'électricité à ses centres de données d'IA
- Amazon prend une participation dans un développeur d'énergie nucléaire pour répondre aux besoins de ses centres de données et de l'IA la ruée des Big Tech vers l'énergie nucléaire suscite des préoccupations
- Les centrales à charbon les plus polluantes des USA sont exemptées par Donald Trump des règles en matière de pollution pour alimenter l'IA, avec les taux d'émission de particules fines les plus élevés du pays
- L'IA a un coût climatique énorme : une instruction générative complexe consomme 210 fois plus d'énergie qu'une recherche Google, et la création d'une vidéo IA de 3 secondes consomme 15 000 fois plus d'énergie
- La Caroline du Sud relance un projet nucléaire géant pour répondre à la demande sans cesse croissante de l'IA

